Deux semaines.
C’est peu, deux semaines, dans une année scolaire.
Et pourtant, c’est parfois largement suffisant pour que certaines difficultés réapparaissent.
Le jeune qui avait promis de « s’y mettre dès le début » recommence déjà à travailler dans l’urgence. Celui qui voulait mieux s’organiser ne sait plus très bien ce qu’il a à faire pour le lendemain. Les devoirs prennent un temps considérable. Les tensions avec les parents reprennent. Les premières évaluations arrivent et, avec elles, le stress, le doute, parfois la fameuse boule au ventre.
D’autres vont bien en apparence… mais commencent à dire :
« Je me suis trompé de filière. », « Je ne vais jamais y arriver. », « Je déteste cette classe. », « Ça ne sert à rien de travailler. », « Je veux changer d’établissement. »
Faut-il s’inquiéter immédiatement ? Non.
Mais faut-il forcément attendre ? Non plus.
Laisser le temps de s’adapter… mais observer
Une rentrée demande toujours un temps d’adaptation.
Nouvel établissement, nouveaux enseignants, nouvelles exigences, nouvel emploi du temps, parfois nouvelle ville ou nouveau groupe d’amis : il serait irréaliste d’attendre d’un adolescent qu’il trouve immédiatement son équilibre.
Tout inconfort n’est donc pas le signe d’un problème.
En revanche, certains signaux méritent d’être regardés lorsqu’ils se répètent ou deviennent rapidement envahissants.
Par exemple :
- un travail qui prend déjà énormément de temps ;
- une incapacité à s’organiser seul ;
- des oublis permanents ;
- un parent qui doit recommencer à rappeler, contrôler, vérifier chaque soir ;
- une anxiété importante avant les cours ou les premières évaluations ;
- des troubles du sommeil ou de l’appétit liés à l’école ;
- une démotivation très rapide ;
- des conflits quotidiens autour du travail ;
- un jeune qui remet déjà profondément en question son orientation.
Ce n’est pas nécessairement grave.
Mais c’est souvent le bon moment pour comprendre ce qui se joue.
Pourquoi intervenir tôt ?
Parce qu’en septembre, beaucoup de choses peuvent encore être ajustées facilement.
Une mauvaise organisation peut être retravaillée avant que plusieurs semaines de cours ne se soient accumulées.
Une méthode de travail inefficace peut être corrigée avant que le jeune ne conclue : « Je travaille et pourtant mes notes ne suivent pas, donc je suis nul. »
Un stress scolaire qui recommence à monter peut être pris en compte avant qu’il n’envahisse complètement le quotidien.
Et lorsqu’un adolescent remet en question son orientation après quelques jours seulement, l’enjeu n’est ni de lui dire immédiatement de changer, ni de lui répondre qu’il doit absolument « tenir ».
Il faut comprendre.
Est-ce une vraie erreur d’orientation ? Une difficulté d’adaptation ? Une représentation erronée de la filière ? Une peur face au niveau demandé ? Un problème relationnel ? Un choix qui n’était finalement pas le sien ?
Dans ces situations, il faut parfois agir vite, mais surtout agir bien.
Le coaching scolaire ne concerne pas seulement la méthode de travail
C’est probablement encore l’une des idées reçues les plus fréquentes.
Un accompagnement peut évidemment permettre à un jeune d’apprendre à mieux s’organiser, mémoriser, réviser ou planifier son travail.
Mais il peut également l’aider à :
- retrouver de la motivation et du sens ;
- comprendre ce qui provoque son stress ;
- reprendre confiance après plusieurs années scolaires difficiles ;
- devenir progressivement plus autonome ;
- sortir des conflits permanents avec ses parents autour de l’école ;
- réfléchir à son orientation ou à un changement de voie ;
- comprendre son propre fonctionnement et trouver des stratégies réellement adaptées.
Et tous les jeunes n’ont pas besoin d’un accompagnement pendant plusieurs mois.
Dans certaines situations, une ou deux séances permettent déjà de faire le point, comprendre ce qui bloque et mettre en place quelques ajustements très concrets.
Dans d’autres, un suivi régulier sera plus pertinent.
Ne pas attendre l’échec pour demander de l’aide
On attend encore trop souvent le bulletin catastrophique, l’accumulation des mauvaises notes, le conflit devenu quotidien ou le jeune complètement démotivé avant de chercher une solution.
Pourtant, accompagner un jeune ne signifie pas attendre qu’il aille mal.
Cela peut simplement consister à intervenir au bon moment, avant que les difficultés ne prennent toute la place.
Deux semaines après la rentrée, il est encore très tôt.
Et c’est précisément pour cette raison que c’est parfois le meilleur moment pour agir.
Au cabinet Coach Ton Ado, à Nîmes ou à distance, j’accompagne enfants et adolescents en rendez-vous ponctuels ou dans le cadre de suivis réguliers.
Vous ne savez pas si la situation de votre enfant nécessite réellement un accompagnement ? Vous pouvez aussi simplement me contacter pour en parler et réfléchir à ce qui serait le plus pertinent.
Et si vous habitez loin de Nîmes, Coach Ton Ado s’appuie également sur un réseau de coachs partenaires présents sur le territoire.
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