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Avant d’être un élève, il est une personne : personnalité, scolarité et coaching

En coaching scolaire, en orientation et en psychopédagogie, comprendre la personnalité et le fonctionnement de l’adolescent permet d’éclairer autrement certaines difficultés scolaires : manque de motivation, stress, organisation, méthodologie, confiance en soi ou questionnement autour de l’orientation. L’objectif n’est pas d’enfermer le jeune dans un profil, mais de comprendre comment il fonctionne pour rechercher avec lui des stratégies adaptées.

Quand personnalité et scolarité doivent apprendre à vivre ensemble

Quand un adolescent rencontre des difficultés scolaires, nous avons souvent le réflexe de regarder d’abord ce qui se passe à l’école : ses notes, son organisation, sa motivation, sa concentration, son travail personnel, son comportement en classe.

Et pourtant, avant d’être un élève, un adolescent est une personne. Une personne avec une histoire, des émotions, des besoins, des valeurs, une façon de réfléchir, d’entrer en relation avec les autres, de prendre des décisions, de réagir à la pression ou à l’incertitude. De tout cela se construit progressivement une personnalité. Et cette personnalité ne reste évidemment pas à la porte de l’établissement scolaire le matin. Elle entre en classe avec l’élève. Elle apprend avec lui. Elle doute avec lui. Elle se confronte aux autres, aux règles, aux attentes, aux évaluations, aux choix d’orientation.

C’est pourquoi, chez Coach Ton Ado, nous ne cherchons jamais seulement à comprendre « ce qui ne va pas à l’école ».

Nous cherchons d’abord à comprendre qui est le jeune que nous accompagnons.

La personnalité : un point de départ essentiel en orientation

Lorsqu’un jeune commence un bilan d’orientation, il arrive très souvent avec cette phrase : « Je ne sais pas ce que je veux faire, et je réponds inlassablement, « c’est normal ».

Oui, c’est normal. On demande à un adolescent de se projeter dans un métier, des études ou un environnement professionnel qu’il connaît encore très peu.

Avant de chercher un métier, il faut donc commencer ailleurs : par lui avant toute chose :

  • Qui est-il ?
  • Qu’est-ce qui lui plaît ?
  • Qu’est-ce qui l’ennuie profondément ?
  • A-t-il besoin de mouvement ou de stabilité ?
  • Préfère-t-il travailler seul ou avec les autres ?
  • A-t-il besoin de liberté, de cadre, de créativité, de sécurité, de responsabilités ?
  • Comment prend-il ses décisions ?
  • Qu’est-ce qui lui donne de l’énergie ?
  • Quelles sont ses valeurs ?
  • Comment se représente-t-il sa vie future ?

Dans notre approche de l’orientation, la personnalité constitue donc l’un des premiers angles d’exploration, pas pour enfermer le jeune dans une case, pas pour lui annoncer : « Tu es comme ceci, donc tu dois faire cela. ». Mais pour commencer à construire une compréhension beaucoup plus fine de son fonctionnement. Les questionnaires et tests peuvent venir enrichir cette exploration. Ils ne constituent jamais, à eux seuls, un bilan d’orientation.Ils deviennent intéressants lorsqu’ils sont confrontés aux échanges, aux expériences du jeune, à ses centres d’intérêt, à ses motivations, à ses compétences, à ses rencontres, à la réalité des formations et à celle des métiers.

L’orientation devient alors progressivement un travail de cohérence :

  • Qui suis-je ?
  • Qu’est-ce qui me correspond ?
  • Dans quel environnement pourrais-je me sentir bien ?
  • Et comment transformer tout cela en projet réaliste ?

Quand la personnalité influence aussi la scolarité

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que cette personnalité qui nous aide à comprendre les choix d’orientation peut également éclairer certaines difficultés scolaires.

Prenons deux adolescents placés face au même travail : L’un commence immédiatement, l’autre a besoin de comprendre pourquoi il doit le faire avant de pouvoir s’y mettre ; l’un supporte très bien qu’on lui donne une consigne précise, l’autre ressent rapidement cette même consigne comme une contrainte : l’un travaille régulièrement plusieurs semaines avant une échéance, l’autre fonctionne beaucoup mieux lorsqu’il ressent l’urgence ; l’un ose lever la main, essayer, se tromper, l’autre peut connaître parfaitement sa leçon et être paralysé par la peur de donner une mauvaise réponse devant les autres ; l’un se sent rassuré par la répétition et les habitudes, l’autre s’ennuie très rapidement lorsqu’il ne perçoit plus de nouveauté.

Aucun de ces fonctionnements n’est en soi meilleur qu’un autre.

Ils racontent simplement des personnes différentes.

Et pourtant, l’école ne peut pas toujours s’adapter individuellement à chacun.

Quand le fonctionnement du jeune rencontre la norme scolaire

L’école repose nécessairement sur un cadre collectif : des horaires, des programmes, des échéances, des consignes, des évaluations, un rythme, des règles communes.

Ce cadre est indispensable au fonctionnement d’un établissement et d’une classe, mais il peut être vécu très différemment selon les jeunes. Pour certains, cette structure est sécurisante, pour d’autres, elle demande un effort d’adaptation considérable.

Un adolescent très créatif peut souffrir lorsque tout lui semble extrêmement cadré, un jeune qui a besoin de comprendre le sens de ce qu’il fait peut se démobiliser devant l’accumulation d’exercices dont il ne perçoit pas l’utilité, un adolescent perfectionniste peut passer un temps considérable sur un devoir pourtant simple parce qu’il ne supporte pas l’idée de rendre quelque chose d’imparfait, un jeune très sensible au regard des autres peut perdre une partie de ses capacités lors d’une interrogation orale, un adolescent qui a besoin d’autonomie peut entrer dans une opposition croissante lorsque son quotidien devient une succession d’injonctions :

  •  » Travaille. « 
  •  » Apprends ta leçon. »
  • « Fais tes devoirs. »
  •  » Range tes affaires. »
  • « Pense à ton contrôle. »

Et ce qui est parfois interprété uniquement comme un manque de travail ou de motivation peut cacher une difficulté beaucoup plus complexe : faire cohabiter son propre fonctionnement avec les exigences de la scolarité.

Comprendre une difficulté scolaire ne signifie pas tout excuser

Prendre en compte la personnalité d’un adolescent ne signifie évidemment pas supprimer toute exigence. Le jeune devra apprendre à respecter certaines contraintes, à fournir un effort, à développer des compétences qui ne lui sont pas spontanément naturelles, à s’adapter à certains environnements.
Mais accompagner un jeune ne consiste pas simplement à lui répéter ce qu’il devrait faire. Il le sait généralement déjà. Un adolescent qui procrastine sait qu’il devrait commencer plus tôt, celui qui oublie régulièrement ses affaires sait qu’il devrait préparer son sac,celui qui ne révise pas suffisamment avant un contrôle sait qu’il devrait davantage travailler.

La véritable question est donc rarement : « Que devrait-il faire ? » Elle est plutôt : « Qu’est-ce qui l’empêche aujourd’hui de réussir à le faire ? « 

Et c’est précisément ici que le coaching scolaire et la psychopédagogie prennent tout leur sens.

Le rôle du coaching scolaire : adapter les stratégies au jeune

Le coaching scolaire ne cherche pas à transformer la personnalité du jeune pour qu’il devienne « un bon élève ».

Il cherche à construire avec lui des stratégies compatibles à la fois avec son fonctionnement et avec les exigences auxquelles il doit répondre.

Prenons l’organisation : donner le même planning à dix adolescents n’a que peu de sens, certains auront besoin d’un cadre extrêmement précis, d’autres d’une organisation beaucoup plus souple ; certains auront besoin de visualiser toute leur semaine, d’autres seront davantage aidés par une succession de petits objectifs très courts ;e certains peuvent travailler seuls dans leur chambre ; d’autres ont besoin d’un environnement extérieur ou simplement de la présence de quelqu’un pour réussir à démarrer.

Il en va de même pour la motivation, la mémorisation, la gestion du stress, la préparation des examens ou encore la prise de décision. Il n’existe pas une bonne méthode. La seule qui sera efficace, sera celle que le jeune aura construit de toute pièce en tenant compte de sa personnalité profonde, de ses compétences, de ses difficultés, de son fonctionnement global. Et le coach sera là pour l’épauler dans cette recherche et la construction de ce qui deviendra pour lui un repère, une manière de construire, de lutter contre ses difficultés en prenant appui sur ses forces.

Le coaching permet ainsi de faire un travail d’ajustement.

On observe, on expérimente, on teste un outil, on analyse ce qui fonctionne, on abandonne ce qui ne fonctionne pas, on modifie, on recommence.

Et progressivement, le jeune apprend quelque chose de beaucoup plus important qu’une simple technique d’organisation : il apprend à se connaître lui vraiment, en profondeur.

Mieux se connaître pour gagner en autonomie

Cette connaissance de soi constitue probablement l’un des fils rouges les plus importants du coaching scolaire.

Comprendre : « J’ai tendance à fonctionner comme cela » puis : « Dans telle situation, cela m’aide » et parfois :  » Dans telle autre situation, cela me met en difficulté. »

et puis bien sûr : « Voilà ce que je peux mettre en place pour m’adapter. »

Et cette adaptation est une véritable compétence psychosociale qui dépasse largement la scolarité, et qui sera utile tout au long de la vie, parce qu’un adolescent qui apprend à comprendre son fonctionnement aujourd’hui pourra demain mieux choisir ses études, son environnement professionnel, ses méthodes de travail et même certaines conditions dont il a besoin pour s’épanouir.

C’est aussi ce qui relie profondément coaching scolaire et orientation. Dans les deux cas, nous partons de la même question : Qui est cette personne que nous avons devant nous ?

Coaching scolaire, psychopédagogie et orientation : une approche globale

  • Manque de motivation.
  • Difficultés d’organisation.
  • Stress.
  • Procrastination.
  • Décrochage scolaire.
  • Perte de confiance.
  • Orientation.
  • Réorientation.
  • Difficultés méthodologiques.
  • Préparation d’un examen.
  • Relations tendues autour des devoirs

Derrière chacun de ces motifs se trouve une situation particulière, et derrière cette situation, une personne. Il ne s’agit donc pas de faire entrer chaque adolescent dans un modèle prédéfini. Il s’agit de comprendre comment sa personnalité, son histoire, ses besoins, ses ressources et son environnement scolaire interagissent.

Puis de chercher avec lui les ajustements qui lui permettront d’avancer.

Chez Coach Ton Ado, nous accompagnons les adolescents et leurs familles dans toutes les problématiques liées à la scolarité et à l’orientation, parce qu’avant de chercher à changer l’élève, nous commençons toujours par rencontrer la personne.

Votre adolescent rencontre actuellement une difficulté dans sa scolarité ou son orientation ?

Prenons le temps d’en comprendre les raisons et de chercher ensemble les solutions qui lui correspondent.

Contactez Coach Ton Ado pour un premier échange et un rendez-vous.

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  • le coaching scolaire et la psychopédagogie : ici
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